Ma chronique ciné : un pirate, un idéaliste, un psychopathe et un président

Et oui aujourd’hui ce n’est pas seulement un film que je vous propose mais quatre. Oui c’est samedi donc c’est ravioli et quadruple ration de salle obscure. On commence donc avec un pirate et Pirates des Caraïbes : la fontaine de jouvence.

Dans cette histoire pleine d’action, où vérité, trahison, jeunesse éternelle et mort forment un cocktail explosif, le capitaine Jack Sparrow retrouve une femme qu’il a connue autrefois. Leurs liens sont-ils faits d’amour ou cette femme n’est-elle qu’une aventurière sans scrupules qui cherche à l’utiliser pour découvrir la légendaire Fontaine de Jouvence ? Lorsqu’elle l’oblige à embarquer à bord du Queen Anne’s Revenge, le bateau du terrible pirate Barbe-Noire, Jack ne sait plus ce qu’il doit craindre le plus : le redoutable maître du bateau ou cette femme surgie de son passé…

Alors soit, je ne suis pas dans la cible ou alors je suis trop difficile mais je n’ai absolument pas aimé ce film. J’ai d’ailleurs dormi une bonne partie de la séance et ne comprenant pas grand chose au reste de l’histoire. Ici, il n’est question que de batailles, effets spéciaux et mimique de Johnny Deep qui je trouve reste le pilier de cette saga. Jack est toujours aussi sympa et drôle. Pour le reste, la 3D n’arrange pas grand chose, j’ai trouvé ça assez plat. A réserver à un public jeune je pense.

Mon deuxième est un idéaliste rêvant d’un Paris fantasmé, j’ai nommé Midnight in Paris.

Un jeune couple d’américains dont le mariage est prévu à l’automne se rend pour quelques jours à Paris. La magie de la capitale ne tarde pas à opérer, tout particulièrement sur le jeune homme amoureux de la Ville-lumière et qui aspire à une autre vie que la sienne.

Qui n’a jamais rêvé de faire un bond dans le temps et découvrir comment on vivait à une autre époque ? Partant de ce constant, Woody Allen nous entraîne dans le Paris de 1920. Là Owen Wilson, écrivain et amoureux de la capitale, rencontre les artistes de cette époque : Picasso, Hemingway et Cie. Le réalisateur doit adorer Paris tant sa vision de la ville y est fantasmé. Paris la ville lumière, Paris la ville romantique, rempli de mystère et de culture. Il lui rend un vibrant hommage et ferait  succomber n’importe quel parisiano-septique. D’ailleurs, je me demande toujours pourquoi les américains dès qu’ils veulent représenter Paris nous colle de l’accordéon et de la musique « typiquement parisienne » ? On dirait que nous vivons éternellement avec une baguette de pain à la main dans un monde de bisounours. Mouais…. J’avoue que nous avons les mêmes clichés sur New-York : on peut y vivre en écrivant un article par mois, s’habiller chez Prada, rencontrer un Mister Big et boire des Cosmopolitain à 4h de l’après-midi. Oh oh faut arrêter de rêver les enfants loool. Et Carlita alors ? Elle y tient le rôle d’une guide de musée et sa prestation ne restera certainement pas dans les annales. Ce film est une petite pépite avec des dialogues savoureux, une mise en scène soignée. A voir absolument en VO !!!

Mon troisième est donc une film noir sur un psychopathe : La défense Lincoln.

Michael Haller est avocat à Los Angeles. Habile, il est prêt à tout pour faire gagner les criminels de bas étage qu’il défend. Toujours entre deux tribunaux, il travaille à l’arrière de sa voiture, une Lincoln Continental. Ayant passé la plus grande partie de sa carrière à défendre des petits voyous minables, il décroche pourtant ce qu’il pense être l’affaire de sa vie : il est engagé pour défendre un riche play-boy de Beverly Hills accusé de tentative de meurtre. Mais ce qui semblait être une affaire facile et très rentable se transforme en redoutable duel entre deux maîtres de la manipulation…

Plus habitué aux rôles de jeunes premiers, Matthew McConaughey enfile le costume d’un avocat cynique, manipulateur, terriblement sexy et ça lui va plutôt bien. La défense Lincoln est un bon film noir, bien écrit et très bien interprété. Matthew McConaughey affronte Ryan Philip (Sex intentions) tout aussi manipulateur. Tout au long du film, ils se cherchent, jouent l’un avec l’autre essayant de savoir qui gagnera ce match. Alors même s’il ne révolutionne pas le genre, il se regarde et s’écoute aussi (la bande-son est parfaite) avec plaisir.

Et pour finir, un président en pleine conquête.

6 mai 2007, second tour de l’élection présidentielle. Alors que les Français s’apprêtent à élire leur nouveau Président, Nicolas Sarkozy, sûr de sa victoire, reste cloîtré chez lui, en peignoir, sombre et abattu. Toute la journée, il cherche à joindre Cécilia qui le fuit. Les cinq années qui viennent de s’écouler défilent: elles racontent l’irrésistible ascension de Sarkozy, semée de coups tordus, de coups de gueule et d’affrontements en coulisse. La conquête : L’histoire d’un homme qui gagne le pouvoir et perd sa femme.

Pas de révélations, ni de scoop mais plutôt l’analyse d’une ascension. La conquête est assez drôle voir de Villepin et Chirac se liguer contre le « nain » et essayant de le briser est jouissif. Bernard Lecoq en Jacques Chirac est très drôle. Film plutôt satirique, il nous livre quelques coulisses de la dernière campagne présidentielle ou apparemment la droite aurait gagnée par défaut n’ayant aucun candidat valable face un Sarkozy avide de pouvoir. Le meilleur élément de ce film est Denis Podalydes, hallucinant dans son rôle. Tout y est : la gestuelle, la voix et parfois même le physique. La conquête nous montre également la faiblesse de l’homme lorsque sa femme décide de le quitter. Sans être révolutionnaire, on aurait peut-être aimé un film plus méchant que ça il se suit cependant avec plaisir.

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